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LE PÔLE PREVENTION BEAUVAIS

INTRODUCTION

1.      ACTIVITE CLINIQUE DU FUSAIN AILE

1.1 Tableau comparatif des files actives

1.2 Taux de renouvellement des files actives

1.3 Les actes honorés

2.      DONNEES CHIFFREES DE LA FILE ACTIVE JEUNES RECUS EN ENTRETIEN INDIVIDUEL. 2.1 LECTURE ET COMMENTAIRES

2.2 Au sujet des entretiens individuels

2.3 Répartition par sexe

2.4 Moyenne d’âge

2.5 Tranches d’âge

2.6 Origine géographique

2.7 Logement

2.8 Situation professionnelle

2.9 Origine de la demande

2.10 Les orientations préconisées par l’équipe

2.11 Les suivis sous main de justice

2.12 Les usagers de cannabis

3.      DONNEES CHIFFREES DE LA FILE ACTIVE PARENTS RECUS  EN ENTRETIEN. LECTURE ET COMMENTAIRES

3.1 Origine de la demande

3.2 Nature de la demande

3.3 Lien de parenté

3.4 Origine géographique

3.5 A la rencontre des parents :

« Co-construction du groupe Parents Destin de Femmes/IFEP/Fusain Ailé »  

(Mr Pierre-Jan BRACHET, psychologue)

4.      PRISE EN CHARGE GROUPALE DES USAGERS DE CANNABIS 

4.1 Tableau comparatif

4.2 Les stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de stupéfiants

4.2.1 Stages majeurs

4.2.2 Stages mineurs

4.3 La Protection Judiciaire de la Jeunesse

5.      LES ACTIVITES A L’EXTERIEUR DU SERVICE

5.1 La communauté éducative

5.2 Le Conseil Général

5.3 La Communauté d’Agglomération du Beauvaisis

5.4 La ville de Beauvais

6.      LES ACTIONS DE PREVENTION

7.      LE RESEAU PREVENTION TOXICOMANIE DU BEAUVAISIS

7.1 Groupe d’appui aux professionnels

7.2 Groupe « Aide au montage de projets de prévention »

7.3 Préparation d’échanges/débats autour des addictions à l’usage des professionnels.

7.4 Rendre possible des perspectives…


INTRODUCTION

Le Pôle Prévention le Fusain Ailé a poursuivi son activité d ‘accueil, d’accompagnement et d’orientation auprès du public jeune 12/25 ans, de leurs familles et des professionnels.

Cette année, 77% des jeunes reçus sont dans des difficultés liées à l’usage de produits psycho-actifs, en particulier le cannabis et 40% des parents qui ont pris contact avec notre service ont des inquiétudes pour leurs enfants à cause de cette consommation. Les autres jeunes soit, 23% consultent pour d’autres motifs tels que l’expression d’un mal-être.

La file active « jeunes » montre un léger fléchissement. L’origine de cette baisse s’explique par la diminution des orientations judiciaires en particulier des obligations de soins. Les fluctuations de la file active jeunes d’une année sur l’autre varient selon les indications des services judiciaires.

En revanche, la venue du public que nous qualifierons de « libre adhésion », orienté par la communauté éducative, les services sociaux, les services sanitaires, ou venu de lui-même, est stable. Cette régularité d’adressage laisse à penser que les partenaires reconnaissent l’utilité de notre service et les compétences des membres de l’équipe.

La qualité d’écoute et d’accompagnement des professionnels du service se traduit par l’engagement des personnes reçues sur une durée de prise en charge plus longue. Elle contribue par ailleurs à l’efficience de relations « étayantes ».

L’activité d’accueil en entretien individuel des personnes est l’une des postures psycho-éducatives du service. Une autre facette de notre activité est constituée d’animations de différents groupes : groupes « rappel à la loi », stages de sensibilisation pour majeurs, stages de sensibilisation pour mineurs, groupe parents, groupe de jeunes scolarisés et/ou accueillis dans des foyers.

Le panel de nos activités est complété par le volet  « Prévention des conduites à risques ».

Prévenir les conduites addictives n’est pas un travail qui va de soi tant il requiert en amont de l’énergie et de l’attention pour mettre en cohérence la démarche à engager, convaincus que l’information ne constitue qu’une réponse partielle et insuffisante. Nous travaillons avec les membres qui composent le  Réseau Prévention Toxicomanie du Beauvaisis pour développer auprès des partenaires qui le sollicitent, une approche sur la transversalité des pratiques professionnelles et la coordination des interventions. Ce dispositif a pour finalité de limiter les conduites addictives de la jeunesse sur notre territoire d’implantation.

 Mme Dominique LEFEVRE

Chef de service

 

1 ACTIVITE CLINIQUE DU FUSAIN AILE 

1.1 Tableau comparatif des files actives

 

2008

2009

2010

Nombre de jeunes reçus

263

290

258

- dont nouveaux

195

264

135

- dont passages*

14

13

12

Nombre de parents reçus

110

83

77

- dont nouveaux

101

71

53

- dont passages*

0

0

0

Total file active

373

373

335

* Il s’agit de jeunes et/ou d’‘adultes qui se sont adressés au service afin d’obtenir des informations (plaquettes, aide à la réalisation d’une enquête, d’un devoir, etc.), des conseils, des préservatifs.

Ils n’ont pas été reçus en entretien individuel ou en groupe

La file active jeunes enregistre un taux de décroissance de 11% qui s’explique par une baisse des jeunes orientés dans le cadre d’une mesure judiciaire, en particulier, l’obligation de soin.

La file active parents enregistre un taux de décroissance de 19%.

La file active globale se décline de la manière suivante :

-         138 jeunes ont été reçus en entretien individuel dont 70 pour un premier accueil, soit un taux de renouvellement de 51%.

      23 jeunes ont repris contact avec le service après une interruption supérieure à 6 mois, soit 17%.

-         45 jeunes bénéficient d’un suivi et d’un accompagnement au « long cours », soit 31%.

-         43 jeunes ont été orientés par la justice pour un rappel à la loi. Ils ont été accueillis dans les groupes « rappel à la loi ». Parmi eux, 37 se sont effectivement présentés, soit 86% des adressages.

-         51 jeunes majeurs ont été orientés vers un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants. Parmi eux, 44 ont participé à l’intégralité du stage soit 86% des personnes orientées. Nous avons organisé 6 stages dont 1 qui a été annulé par manque de stagiaires pour créer une dynamique de groupe.

-         14 jeunes mineurs ont également participé à ces stages soit 100% des indications. Nous avons organisé 2 stages sur les 3 prévus cette année.

 -         Nous avons rencontré 77 parents dont 67 ont été reçus en entretien individuel. 10 d’entre eux ont participé au groupe parents animé par le psychologue du service. Ce groupe se réunit alternativement dans les locaux de l’association « Destins de femmes » située au quartier Saint Jean de Beauvais et au Fusain Ailé, pôle prévention du CSAPA du SATO-Picardie de Beauvais.

1.2 Taux de renouvellement des files actives

 

2008

2009

2010

Jeunes

79%

95,5%

57%

Parents

92%

85,5%

69%

Global

85,5%

90,5%

63%

1.3 Les actes honorés

 

2008

2009

2010

Nombre actes jeunes

675

781

566

- dont entretiens individuels

456

501

505

Nombre actes parents

257

190

207

- dont entretiens sans le jeune

177

117

116

- dont entretiens en famille

80

73

72

Total actes

932

971

773

- dont nombre entretiens socio-éducatifs

nr

368

450

- dont nombre entretiens psychologiques

nr

251

243

Malgré la baisse de la file jeunes reçus en entretien individuel nous notons un nombre d’actes relativement soutenu.

Ces statistiques n’intègrent pas les actes correspondant au temps passé par l’éducatrice :

-         au Tribunal de Grande Instance pour rencontrer au préalable les jeunes majeurs contraints de s’inscrire aux stages de sensibilisation, ni prendre en compte les tâches administratives inhérentes à cette organisation.

-         A la préparation des interventions concernant les actions de prévention primaire. 

Les entretiens avec les parents représentent 30% des entretiens réalisés.

Nous constatons que depuis 2008, les parents engagent une demande de soutien approfondi ainsi d’ailleurs que les jeunes reçus en entretien individuel.

                                                                                                                                  

1         DONNEES CHIFFREES DE LA FILE ACTIVE JEUNES RECUS EN ENTRETIEN INDIVIDUEL. LECTURE ET COMMENTAIRES

Les données chiffrées suivantes ne concernent que les jeunes reçus en entretien individuel soit une file active de 138 personnes.

2.1 Au sujet des entretiens individuels

 

2008

2009

2010

Nombre moyen d’entretiens/jeune

2,98

2,98

3,65

Nombre moyen d’entretiens/parents

1,45

2,28

2,80

2.2 Répartition par sexe 

 

2008

2009

2010

Filles

26

35

30

Garçons

124

133

108

Total

150

168

138

La file active est composée à 78% d’une population masculine.

2.3 Moyenne d’âge

 

2008

2009

2010

Filles

20,30

20

19,6

Garçons

23,40

22,90

21 ,5

Générale

22,90

22,30

20,55

La courbe de la moyenne d’âge depuis 2008 montre un rajeunissement de la population accueillie au Fusain Ailé. Ce phénomène est induit par la diminution des orientations de jeunes adressés par la justice.

2.4 Tranches d’âge

 

2008

2009

2010

Moins de 20 ans

69

70

69

dont moins de 18 ans

31

37

40

20-24 ans

46

49

40

25-29 ans

18

24

18

30 et plus

17

25

11

Nous constatons une baisse des tranches d’âge 25-29 ans et 30 et plus.

Concernant les mineurs nous avons accueilli 16 filles et 24 garçons :

-         4 filles se sont présentées pour une consommation de cannabis entraînant des troubles et/ou une expression de mal-être. 2 d’entre elles ont été orientées par un travailleur social, 1 par un adulte de la communauté éducative et une est venue d’elle-même.

-         Pour les 12 autres, 7 ont été adressées par la communauté éducative, 2 par le médecin de famille, 1 sur l’invitation de sa famille et  2 ont pris contact de leur propre initiative.

-         16 garçons sont concernés par un  usage de cannabis. 8 se sont présentés contraints par la justice, 3 sur incitation de leur famille, 1 sur suggestion de son médecin généraliste et 4 sur indication d’un travailleur social.

-         Pour les 8 autres, 1 est venu de lui-même, 1 soutenu par sa famille, 4 orientés par la communauté éducative, 1 adressé par un travailleur social et 1 par un animateur.

2.5 Origine géographique

 

2008

2009

2010

Originaires de la région

77

75

138

- dont originaires du département

76

75

78

- dont originaires de la ville d’implantation du service

56

62

47

- dont originaires de la communauté de communes de Beauvais

11

17

13

Non renseigné

73

93

0

2.6 Logement

 

2008

2009

2010

Indépendant

31

36

22

Stable en famille

76

78

67

Stable monoparental

nr

nr

16

Provisoire ou précaire

7

22

13

SDF

0

0

0

Hébergé en institution

17

9

8

Non renseigné

19

23

12

16% des personnes ont un logement stable et indépendant. Ces jeunes correspondent à la tranche d’âge 25-30 ans et plus.

58% bénéficient d’un logement stable dans leur famille dont 9% chez un seul de leur parent. Ces jeunes correspondent à la tranche d’âge 18-24 ans.

12% ont un logement provisoire ou précaire. A ce sujet, nous recensons des jeunes hébergés chez leur parent ou chez un membre de la famille. Cet hébergement est conditionné au respect des règles de vie.

2.7 Situation professionnelle

 

2008

2009

2010

Etudiants

49

57

66

Apprentissage

17

14

13

Activité rémunérée

43

35

24

Inactifs

19

39

24

Autres

12

0

-

Non renseigné

10

23

11

Nous notons une progression de l’accueil de jeunes scolarisés.

2.8 Origine de la demande

 

2008

200

2010

Venus d’eux-mêmes

14

13

14

Famille/Ami

17

19

20

Services justice

79

97

66

Education Nationale

17

15

14

Services sanitaires

6

5

4

- dont médecin généraliste

6

5

4

- dont services hospitaliers

0

0

-

Services sociaux

11

14

14

Associations

0

0

-

Services téléphoniques

0

0

-

Autres

3

4

2

Non renseigné

3

1

0

Les orientations des services de la justice restent majoritaires. Elles représentent 48% du total des orientations. Néanmoins et pour la première fois cette année, nous enregistrons une baisse significative des obligations de soin (moins 32 jeunes).

Les venues spontanées que nous nommons « libre adhésion » sont identiques à l’année 2009.

Les adressages de l’Education Nationale concernent des élèves des mêmes lycées et collèges de Beauvais. Nous entretenons de longue date des collaborations de travail avec les CPE, les infirmières et les assistantes sociales.

2.9 Les orientations préconisées par l’équipe

 

2008

2009

2010

Vers un CSST

0

1

2

Vers le CCAA

2

0

1

Vers le médecin généraliste

0

0

1

Vers l’hôpital général

1

0

0

Vers le CMPP/CMP

0

0

0

Vers l’Unité d’Accueil d’Urgence (UAU Psychiatrie)

0

0

0

Vers un service social

0

0

0

Autres

7

11

15

Sans orientation

253

278

119

      * Pôle emploi, Mission Locale, Blog 46.

Ce tableau met en évidence un faible taux d’orientation des usagers vers d’autres structures. L’équipe du Fusain Ailé a tenté d’en comprendre les raisons :

-          Le travail partenarial mené par l’équipe du Fusain-Ailé a engendré des liens avec de nombreuses institutions et établissements scolaires. Les échanges autour de nos pratiques professionnelles ont permis aux collègues de mieux comprendre et appréhender les missions du CSAPA Pôle Prévention. Ce dernier est désormais identifié comme une structure ressource, un lieu complémentaire à leurs propres actions. Les orientations vers notre structure sont en général pleinement justifiées. En effet, les collègues «  accompagnant » les « jeunes » vers le Fusain Ailé ont au préalable à leur venue déjà évalué la ou les difficultés de la personne rencontrée. 75% des consultants poussent la porte de notre structure via un professionnel médico-socio-judiciaire.

Notre travail auprès des personnes consiste avant tout à les amener à réfléchir sur ce qui pose problème. En les aidant à se « penser », elles trouvent elles-mêmes les ressources nécessaires qui leur permettront d’avancer dans la construction de leur projet de vie. La plupart des « consultants » connaissent les établissements adaptés (pôle emploi, mission locale, etc.) mais lorsqu’ils se présentent au service ils ne sont pas forcément en capacité psychique de pouvoir s’y rendre. Il y a alors nécessité à prendre le temps pour les aider à identifier qu’elles sont les raisons de ce blocage, de comprendre ensemble pourquoi il est si difficile d’aller à tel ou tel endroit et ce que vient faire le cannabis dans leur vie.

-          Pour la majeure partie des parents en difficulté que nous recevons (seuls ou en compagnie de  leurs enfants), nous nous apercevons que le manque de communication au sein de la famille, la difficulté à poser des limites, à « dire non » sont les sources de l’origine des conflits entre eux et leurs adolescents. L’écoute que nous leur proposons permet d’apaiser la crise. Nous sommes en quelque sorte des «  passeurs de crise ». Ces situations ne requièrent pas, sauf exception, d’orientation vers un dispositif complémentaire et/ou spécialisé.

Delphine DUFLOT, Educatrice spécialisée

2.10 Les suivis sous main de justice *

 

2008

2009

2010

Nombre de personnes suivies sous main de justice **

177

207

172

- dont obligations de soin

54

67

47

- dont injonctions thérapeutiques

1

2

1

- dont travail d’intérêt général

0

0

0

- dont réparation pénale

2

2

1

- dont « rappel à la loi »

117

75

58

- dont « stage de sensibilisation »

3

61

65

- dont autres (précisez)

0

0

0

 * Intègre la population reçue dans les groupes et/ou les stages de sensibilisation.

 ** Une même personne peut faire l’objet de plusieurs mesures.

Les orientations justice représentent 67% de la file active jeunes reçus au service.

Nous observons :

-         Les obligations de soins sont en baisse cette année de 29%.

-         Les réparations pénales sont stables.

-         Les « rappels à la loi » sont en diminution de 22%.

-         Les stages de sensibilisation sont en hausse de 7%.

2.11 Les jeunes usagers de cannabis

 

2008

2009

2010

Nombre de jeunes adressés pour usage de cannabis

182

232

198

- dont reçus en entretien individuel

88

121

90

- dont reçus en groupe

94

11

108

Nombre de parents concernés par un usage de leur enfant

57

45

30

45% des consommateurs de cannabis ont été reçus en entretien individuel. Nous enregistrons une baisse de 7% par rapport à l’année précédente.

55% des usagers de cannabis ont été reçus en groupe dans le cadre des mesures alternatives aux poursuites. Nous observons une baisse de 7% par rapport à l’année 2009.

Sur ces trois dernières années nous constatons une progression de l’accueil groupal au détriment de l’accueil en individuel.

45% des parents accueillis au Fusain Ailé en 2010 sont inquiets pour leurs adolescents consommateurs de cannabis.

            Type d’usage

 

2008

2009

2010

Expérimentation

0

0

1

Occasionnel

17

21

11

Festif

13

23

12

Régulier

17

21

30

Dépendance

41

56

23

Non renseigné

0

0

13

* Pour les jeunes reçus en entretien individuel uniquement. Seul ce type de rencontre permet de mener une évaluation du rapport qu’entretien l’usager avec sa consommation.

-         34% des usagers de cannabis ont une consommation régulière.

-         25% sont dépendants.

-         12% ont un usage festif.

-         12% ont une consommation occasionnelle.

2         DONNEES CHIFFREES DE LA FILE ACTIVE PARENTS RECUS EN ENTRETIEN.

       LECTURE ET COMMENTAIRES.

Les statistiques suivantes s’intéressent uniquement aux parents reçus en entretien individuel. Cette file active représente 67 adultes.

3.1 Origine de la demande

 

2008

200

2010

Venus d’eux-mêmes

58

51

26

Via la communauté éducative

6

4

7

Via les services justice

20

11

19

Via les travailleurs sociaux

3

4

0

Via leur médecin généraliste

8

4

11

Via les services hospitaliers

0

0

1

Sollicités par leur propre enfant

3

2

2

Autres

5

1

1

Non renseigné

4

2

0

28% des parents accompagnent leur enfant dans le cadre d’un adressage justice. L’augmentation enregistrée par rapport à l’année 2009 s’explique en partie par une proposition nouvelle de l’équipe du Fusain Ailé adressée aux parents d’enfants mineurs convoqués à un stage de sensibilisation. Depuis cette année en effet, nous recommandons vivement aux parents une rencontre conjointe avec leur enfant pour ensemble faire connaissance. C’’est aussi l’occasion de présenter les missions du service et le cas échéant d’offrir la possibilité à l’environnement familial de poursuivre librement  des entretiens avec les professionnels de la structure.

69% des parents prennent attache auprès du service dont 10% sous recommandation de la communauté éducative et 16% de leur médecin généraliste.

3% viennent invités par leur propre adolescent, invitation travaillée avec l’éducatrice et/ou le psychologue lors des entretiens individuels.

3.2 Nature de la demande

 

2008

2009

2010

Conseils

18

17

9

Informations

42

45

27

Soutien

34

13

21

Autres

10

3

8

Non renseigné

3

1

2

40% des parents évoquent une demande d’information ou de complément d’information souvent au sujet du cannabis. Certains d’entre eux acceptent de poursuivre la rencontre afin que nous puissions les aider à réfléchir sur leurs postures parentales pour accompagner leur enfant à se « reprendre en main ».

31% des parents dès le premier contact demandent un soutien pour mieux appréhender les enjeux relationnels entre eux et leur enfant.

12% se présentent au service pour inscrire au stage de sensibilisation leur enfant mineur.

3.3 Liens de parenté 

 

2008

2009

2010

Mères

68

51

46

Pères

24

13

16

Beaux-parents

2

3

0

Frères/Sœurs

5

2

0

Grands-parents

3

3

2

Conjoints

3

5

2

Oncles/Tantes

2

1

0

Autres

0

1

1

Les mères sont traditionnellement largement plus présentes que les pères pour accompagner leur enfant. Ce constat se confirme cette année encore.

3.4 Origine géographique

 

2008

2009

2010

Originaires de la région

59

46

67

- dont originaires du département

57

46

52

- dont originaires de la ville d’implantation du service

30

11

10

- dont originaires de la communauté de communes de la ville d’implantation

nr

12

5

Hors région

3

0

0

Non renseigné

48

37

0

78% des parents sont originaires du département. Finalement relativement peu d’entre eux, 15% résident à Beauvais.

3.5 A la rencontre des parents 

Co- construction du groupe Parents

Destin de Femmes/IFEP/Fusain Ailé 

Cette nouvelle année du Groupe Parents animé par l’IFEP (prévention spécialisée) et le psychologue du Fusain ailé a été l’occasion de modifications importantes dans l’organisation des groupes. L’année précédente, le faible nombre de parents ayant pu se joindre au groupe nous a invités à réfléchir à de nouvelles modalités d’organisation afin de continuer à proposer un espace de parole aux parents rencontrés par les éducateurs de l’IFEP au cours de leur travail auprès des jeunes des quartiers Saint-Jean, Saint Lucien et Argentine.

Ces parents ont  souvent des difficultés à entrer en contact avec une structure telle que le Fusain Ailé.

Cette réflexion collective a abouti à la proposition d’aller présenter l’existence et les finalités du groupe, lors du conseil du quartier Saint Jean afin de trouver un relais sur place pour y organiser les groupes.

Cette initiative a rencontré un écho favorable au sein de l’association « Destin de Femmes ». Cette association de femmes du quartier Saint-Jean a proposé ses locaux pour accueillir les groupes de parents. Par ailleurs les personnes fréquentant cette association pourraient également bénéficier de cet espace d’échange. Sur les quatre groupes menés de juin à décembre, nous avons pu mettre en place ce changement de lieu sur deux sessions.

Déroulement des groupes

17 juin 2010

Présents : 2 éducateurs de l’IFEP, la Présidente de DDF, 1 psychologue du Fusain Ailé, 4 Mères, 1 jeune homme.

Lieu : Locaux de l’association « Destin de Femmes ».

Ce premier groupe fut l’occasion de le présenter à deux nouvelles personnes, l’une accompagnée par l’IFEP, l’autre de passage dans les locaux de Destins De Femmes.

Le passage d’un jeune homme habitué des lieux, rebondit et participe aux  thèmes abordés : les jeunes que l’on dit « hyperactifs ».

Autour de ce thème furent abordées, d’une part les difficultés éducatives des parents face aux enfants particulièrement remuants et les ressentis des parents et aussi ceux des jeunes, d’autre part, les rapports entre la famille et l’extérieur, en particulier les rapports avec l’école mais aussi avec le milieu médical, éducatif et psychologique.

Ainsi une discussion s’engage sur ce que l’on nomme l’ « hyperactivité », la difficulté d’évaluer ce qui est un trouble déterminé et ce qui est tout simplement de l’agitation, la manifestation particulière d’un enfant. Les parents et le jeune homme ont pu s’écouter et partager ce qui fut pour eux une ressource mutuelle.

La fin du groupe fut consacrée à l’organisation du groupe suivant. A l’initiative de l’IFEP et à l’invitation de l’association « Destin de Femmes », il est proposé de se rencontrer la fois suivante autour d’un repas. Ce serait l’occasion de passer un moment convivial et de rencontrer d’autres mères fréquentant l’association « Destins de Femmes ».

Le groupe suivant se tiendra en Octobre.

7 octobre 2010

Présents : 3 éducateurs de l’IFEP, la Présidente de DDF, 1 psychologue du Fusain Ailé, 1 stagiaire en formation d’éducatrice spécialisée au Fusain Ailé, 8 Mères, 1 Père.

Lieu : locaux de l’association « Destin de Femmes ».

Le groupe Parents fut précédé d’un moment convivial autour du repas, comme prévu à la fin du groupe précédant. A ce repas l’association « Destin de Femmes » a convié 2 membres de l’ASCAO, 1 journaliste du journal du quartier St Jean  « Harmonie », Mrs S.RUEL et A.PAPION du service prévention de la Ville de Beauvais. Chacun a pu se présenter en tant que membre d’association ou d’une institution mais aussi en tant que parent.

Suite au repas, s’est tenu le groupe parents. Dès lors les invités qui ont souhaité rester ont été considérés comme parents assistant au groupe.

Celui-ci s’est d’emblée orienté autour du thème des rapports entre les parents et l’institution scolaire.

Ce thème, abordé par la Présidente de DDF rencontra un vif écho parmi les parents du groupe. De nombreux parents ont pu exprimer leur frustration et souvent leur colère dans leurs rapports avec les professionnels de la communauté éducative. Les convocations souvent mal vécues, l’impression d’être mis en accusation mais aussi l’impression vexante de ne pas être considéré comme un adulte responsable par les professionnels « ils nous regardent de haut ». Une grande partie des échanges fut ainsi consacrée à l’expression de l’insatisfaction des parents. Certains parents ont su mettre en lien la reviviscence de leur vécu scolaire de leurs mauvais souvenirs. Il fut noté que c’est souvent au collège que « commencent les problèmes ». L’entrée au collège est liée aussi à l’entrée dans l’adolescence.

A l’évocation des ressentis douloureux des parents, les éducateurs de l’IFEP ont pu évoquer la possibilité de faire appel à leur compétence. Ils proposent de se situer comme médiateur dans la relation entre les professionnels de la communauté éducative et les parents. Des parents présents  avaient bénéficié de cet accompagnement de la part de l’IFEP, mais aussi avec un membre de la famille ou d’une association de quartier.

L’idée de faire appel à un tiers pour tenter de trouver une issue positive à ce conflit fut ainsi identifiée. Il semble toutefois que pour certains parents, en conflit avec l’institution scolaire, l’idée de parvenir à une bonne collaboration avec celle-ci reste assez improbable. Il semble que ce thème très riche puisse se prolonger dans de prochains groupes.

En fin de groupe, nous convînmes de la tenue d’un autre groupe le mois suivant. Les éducateurs de l’IFEP se sont proposés d’être à l’initiative du prochain repas, qui serait préparé en commun.

Autour de l’organisation du groupe en lui-même, plusieurs parents ont émis le souhait de chercher une plus juste répartition de la parole entre les différents participants. En effet, la Présidente de DDF, souhaitant porter la parole d’autres membres de son association a mobilisé un grand temps de parole.

4 novembre 2010

Présents : 2 éducateurs de l’IFEP, 1 psychologue du Fusain Ailé, 1 stagiaire en formation d’éducateur spécialisé au Fusain Ailé et 4 Mères.

Lieu : Fusain Ailé

 Le groupe Parents s’est déroulé dans les locaux du Fusain Ailé avec la participation de  quatre parents du quartier Saint Jean.

Le thème principal fut celui de l’éducation des adolescents et de l’indépendance progressive que ceux-ci prennent. Quelle peut être la position d’un parent face aux revendications d’indépendance des adolescents voire d’un discours parfois déstabilisant les concernant ? Comment retrouver une bonne communication avec ses adolescents ? furent des questions soulevées et auxquelles chacun a pu évoquer ses doutes mais aussi ses tentatives de réponses. D’une manière générale, il fut évoqué la manière dont chacun évolue dans un rôle parental en réponse à la croissance des enfants et de leurs  besoins différents.

 14 Décembre 2010

Présents : 2 éducateurs de l’IFEP, 1 psychologue du Fusain Ailé et 3 Mères.

Lieu : Fusain Ailé

Le groupe Parents a pris la même forme que le groupe précédent : les parents accompagnés par les éducateurs de l’IFEP se sont retrouvés au Fusain Ailé. Des incidents matériels n’ont pas permis au groupe de se rassembler à l’heure dite. Il s’est donc déroulé en deux temps : vers 14h00 deux parents, accompagnés d’un éducateur de l’IFEP ont été accueillis par le psychologue du Fusain. De manière informelle, autour d’un café, la conversation s’est orientée autour de la vie du quartier Saint Jean et des évènements auxquels prennent part les parents présents dans ce groupe.

A l’arrivée de l’autre éducateur de l’IFEP et d’un parent, il a été signifié le début de la session du groupe, pour le temps restant. Comme souvent les échanges furent riches autour de divers thèmes. L’un des parents a longuement partagé ses inquiétudes concernant sa fille, souffrant de ce que nous avons identifié comme des troubles post-traumatiques consécutifs à une agression. Ce thème nous a menés à la question des troubles psychiques et des maladies chroniques d’origine psychique, ce qui a permis aux membres du groupe d’évoquer ses propres difficultés et de noter la fréquence de ces troubles.

Synthèse du déroulement des Groupes Parents 

Les comptes-rendus ne donnent qu’un rapide aperçu de la diversité et de la richesse des échanges tenus lors de ces groupes. L’objectif n’est pas de restreindre les échanges autour d’un thème choisi à l’avance mais plutôt de favoriser l’intervention des parents dans la mobilisation de ressources qui leur sont propres et d’encourager le soutien mutuel dans la recherche de solutions nouvelles.

Les spécificités du travail de l’IFEP et de l’association « Destin de Femmes » induisent la diversité des parents accueillis. Cette diversité explique en partie que chaque session réunisse des personnes nouvelles. Cependant un corpus de 4 parents a participé activement à la majorité des sessions, sur les dix parents venus.

Cette relative instabilité du groupe ne permet pas une continuité dans les échanges d’une session à une autre. Celle-ci a pu être augmentée par l’aspect itinérant du groupe qui s’est tenu dans plusieurs lieux.

Toutefois ces moments ont pu être le support d’échanges spontanés entre parents sur les thèmes qui les préoccupent à l’instant de la tenue du groupe. L’un des objets récurrents de ces discutions est ne pas se sentir considérés comme des parents « valables » par leurs interlocuteurs (éducation nationale, travailleurs sociaux, autres parents…), ce sentiment peut résonner avec les revendications d’indépendance de leurs adolescents et la façon dont eux-aussi s’interrogent sur leur rôle de parent. En réponse à cette perception, la forme du groupe et son animation basée, non pas sur une parole « experte » mais sur la mobilisation des ressources propres à chaque parent paraît pertinente. Les échanges d’expérience et de vécu rassurent les uns et les autres sur leur capacité  à faire appel à leurs compétences et à inventer leurs propres solutions.

Pierre-Jean BRACHET,  Psychologue

3         PRISE  EN CHARGE GROUPALE DES USAGERS DE CANNABIS

4.1 Tableau comparatif

 

2008

2009

2010

Nombre de groupes « rappel à loi » *

14

7

7

-dont nombre de jeunes adressés

96

50

43

-dont nombre de jeunes reçus

86

42

37

Nombre de » stages de sensibilisation »**

1

7

7

- dont nombre de jeunes adressés

4

61

65

- dont nombre de jeunes reçus

3

58

58

Total des jeunes adressés

100

111

108

Nombre de groupes autres

0

0

0

- dont nombre de jeunes reçus

0

0

0

Total des jeunes reçus

89

100

108

Nombre de groupes parents

nr

1

1

- dont nombre de parents participants

nr

0

10

* orientation des tribunaux de Grande Instance dans le cadre des alternatives aux poursuites pour usage de stupéfiants majoritairement, le cannabis.

** Orientations des Procureurs vers un stage de «  sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants » dans le cadre des alternatives aux poursuites pour consommation majoritairement, de cannabis.

Nous avions programmé 9 stages pour l’année. Le nombre insuffisant d’inscrits pour créer une dynamique de groupe nous a conduits à annuler le groupe du mois de Février dédié aux jeunes mineurs. Pour les mêmes raisons le stage réservé aux justiciables majeurs du mois de septembre n’a pas été réalisé.  

3.1   Les stages de sensibilisations à l’usage des produits stupéfiants 

4.2.1 Stages Majeurs

Les « stages de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants » à l'intention des personnes majeures ont été mis en place en 2008. Ils sont une mesure alternative aux poursuites, le TGI de Beauvais les propose aux contrevenants dans le cadre d’une composition pénale. Ces stages sont proposés par le procureur du TGI de Beauvais aux personnes interpellées en possession de cannabis.

Le Pôle Prévention du CSAPA de Beauvais en est la structure porteuse.

Ils se déroulent sur deux jours et comportent quatre modules :

-         La première matinée est dédiée à la constitution d'une dynamique de groupe, propice à de bonnes conditions d'échanges. Au cours de ce temps, les stagiaires sont invités par l’équipe du Fusain Ailé à se présenter, évoquer les circonstances justifiant leur participation au stage, puis sont posées les problématiques qui seront développées au cours du stage autour d'un brainstorming sur les produits stupéfiants, enfin chacun peut interroger son propre rapport à ces substances à partir d'un questionnaire d'auto-évaluation (CAST). L'après-midi est consacrée au thème de la loi, explicité par un délégué du procureur.

 -         La matinée  suivante, un médecin de l'équipe de liaison spécialisée en addictologie de l'hôpital de Beauvais développe la question des risques sanitaires liés aux consommations de psychotropes. Enfin l'après-midi, les thèmes abordés sont l'impact d'une consommation régulière sur la vie quotidienne, les liens sociaux. Nous terminons la session en proposant à chacun des participants de réfléchir sur leurs motivations et  leurs stratégies qui pourraient étayer un changement dans leurs  habitudes de consommation.

 Le bilan reprend les échanges développés durant la première matinée, enrichie des informations légales et médicales.

Les modalités précises du déroulement de ces stages ont été développées plus longuement dans un précédent rapport d'activité (cf 2009).

Globalement l'attention portée à la construction d'une dynamique de groupe positive permet aux stagiaires de s'impliquer dans les échanges et de profiter de l'expérience des autres stagiaires. Cela permet souvent de dépasser un discours manichéen fondé sur l'opposition entre l’interdit légal et les effets positifs du cannabis pour une approche nuancée par l'expérience de chacun. Nous notons une évolution du discours des stagiaires à la surprise de la découverte des résultats négatifs des tests d'auto-évaluation, voire leur négation à un discours plus critique sur leurs habitudes de consommation. En ce sens nous pourrions considérer que l'organisation de ces stages, répond au cahier des charges défini par la MILDT: « Cette information à l’adresse de consommateurs, ciblée sur les dommages et les risques encourus, doit être de nature à modifier les habitudes d’usage des stagiaires. » Ce serait toutefois méconnaître la complexité des conduites liées aux usages de substances psychoactives que d'estimer qu'une meilleure connaissance des aspects négatifs de celles-ci suffit à provoquer un changement.

 Parmi les stagiaires se retrouvent une grande diversité d'usages reflétant la variété des usages du cannabis. Nous remarquons toutefois la présence majoritaire d'usagers quotidiens.

Selon le questionnaire présenté en fin de stage  52% des stagiaires déclarent être usagers réguliers de cannabis, 18% se décrivent comme « dépendant ».Ceux-ci identifient spontanément  l'aspect « auto-thérapeutique » de ces consommations. Les expressions des uns et des autres sont autant de « vignettes cliniques » où le besoin de  sédation de l'anxiété est clairement décrit dans les effets recherchés du cannabis.

Se dessine alors le tableau d'usagers quotidiens de cannabis, dont la consommation « pare-excitatrice » a souvent évolué en prenant compte les contraintes du travail ou de la vie familiale sans pour autant cesser. Cet usage « socialement réglé » n'a le plus souvent pas d'impact sur l'insertion sociale de ces personnes (ce qui est souvent noté par les stagiaires « je fume mais j'assure toujours au boulot »). Bien qu'ils en reconnaissent l'aspect contraignant et qu'ils ne nient pas l'impact possible sur leur santé, nombre de ces stagiaires ne semble pas souhaiter modifier leur usage de cannabis dans l'immédiat. Ces consommations « auto-thérapeutiques » ne peuvent qu'interroger l'équipe du Pôle Prévention, leur identification étant pour nous l'un des signes de risque de s'engager dans une consommation plus problématique et serait sans doute l'indication d'une prise en charge individuelle.

Malgré un cadre favorisant l'expression et la bonne implication des stagiaires dans le déroulement des échanges et en dépit de nos propositions de continuer ces derniers dans une prise en charge individuelle, aucun stagiaire n'a souhaité reprendre contact avec nous suite au stage.

Pour expliquer ce fait, nous émettons l’hypothèse suivante : quelle que soit la qualité des échanges, le stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants est principalement vécu comme une contrainte supplémentaire venant s'ajouter à un parcours judiciaire commençant par l'interpellation et souvent un placement en garde à vue. Il est à craindre que dans ces conditions, les membres du Pôle Prévention soient plus ou moins assimilés à l'action des forces de police et de justice pour nombre de stagiaires, bien que nous clarifions notre rôle de prévention et de soin. Ainsi il semble très peu probable pour les stagiaires dont l'usage de cannabis semble « à risque » ou d’ores et déjà « problématique » que le stage soit l'occasion d'une évolution vers les structures de soins  adaptés que nous leur présentons. On ne peut donc que rester très réservé sur leur impact à long terme.

4.2.2         Stages Mineurs

Les « stages de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants » à l'intention des personnes mineures ont été mis en place en 2009. Tout comme pour les personnes majeures, ils sont une mesure judiciaire alternative aux poursuites et proposée dans le cadre d’une composition pénale, en réponse à une interpellation pour usage de stupéfiant.

Deux stages ont eu lieu au cours de l'année 2010, un fut annulé faute de participants.  Quatorze personnes mineures y ont participé.

L’organisation de ces stages a fait l'objet de modifications.

En effet l'équipe des Pôles Prévention a fait face pendant le stage organisé au mois d’avril 2010. Des difficultés importantes générées par le comportement agité de quelques stagiaires ou complètement passif pour d’autres ont empêchées la création d’une  dynamique du groupe. En l’absence de cohésion de groupe favorable aux échanges profitables aux stagiaires, ni la transmission et l’assimilation d’informations n’ont pu exister et encore moins une ébauche de réflexion à propos des produits stupéfiants.

Nous tenterons ci-dessous de comprendre quelles peuvent être les éléments qui ont rendu impossible l’établissement d’une dynamique de groupe positive, dans le cadre que nous proposons :

-         La première matinée du stage de sensibilisation est dédiée à l’évocation des évènements qui ont amené les stagiaires  à leur participation au présent groupe. Les propos tenus lors de ces échanges indiquent que les stagiaires n’ont pas perçu le sens de cette sanction et ont du mal à faire le lien entre une interpellation parfois très lointaine dans le temps et leur présence actuelle. Cette difficulté à trouver une continuité avec les difficultés rencontrées lors de l’inscription des stagiaires avec l’absence des parents ou référent éducatif (ASE) lors de l’inscription et du paiement des frais de participation (voir ci-dessous).

-         Absence des parents ou référent éducatif : Malgré notre invitation aux parents à participer à une séance d’information le vendredi après-midi, nous n’avons, à ce jour, reçu aucun parent. Il nous semble peu opérationnel de tenter d’expliciter le sens de cette sanction et plus largement de la loi aux stagiaires sans l’implication des adultes responsables de ces jeunes mineurs au moment des faits et symboliquement investis comme garants des interdits.

-         Composition du groupe : selon les échanges avec les stagiaires, nous nous apercevons qu’ils  aient constitué un groupe ayant bien peu en commun avec les bénéficiaires de ces stages selon le guide méthodologique, édité par la MILDT, qui a servi de base à l’élaboration de ces stages ; l’ « usager ni–ni » : ni dépendant, ni récidiviste, bien inséré socialement. La présence de jeunes déscolarisés, faisant l’objet de mesures judiciaires ou ayant un parcours chaotique marqué par diverses interventions judiciaires, interroge fortement la pertinence du cadre qui leur est proposé lors de ces stages. La nécessité d’être assis de longs moments, la prise en charge groupale, l’animation basée sur l’échange verbal et la réflexion du groupe ne paraissent pas pertinents pour ce type de public éloigné depuis un certain temps de la scolarité et de ses contraintes. Ces jeunes montrent par leur attitude dans la vie « ordinaire » leurs besoins d’avoir une attention individuelle accrue.  

Ce stage émaillé d’incidents interroge tant les techniques d’animation, le cadre de l’intervention que la pertinence d’un tel stage auprès de jeunes dont les difficultés semblent dépasser de loin la simple question de la « sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants ».

Suite au stage de sensibilisation aux dangers de produits stupéfiants adressé aux mineurs présents à ce stage, il a été mis en œuvre plusieurs modifications allant des modalités de leur inscription au déroulement du stage. Nous avons mis en œuvre ces changements pour le stage qui a eu lieu en Octobre 2010.    

D’une part, pour permettre aux stagiaires de bien intégrer le stage dans la continuité des évènements de l’interpellation, de rencontrer le délégué du procureur et de saisir le sens de cette sanction, nous avons organisé un entretien préalable à l’inscription en présence des bénéficiaires du stage et d’au moins l’un de leurs parents ou réfèrent éducatif. Ce fut l’occasion d’impliquer ces derniers dans la réflexion sur les conduites de leurs enfants et sur la fonction des interdits. Certains ont pu évoquer leurs inquiétudes quant aux actes de leurs enfants, rappeler les règles de comportement qu’ils souhaitent transmettre et échanger avec ceux-ci sur ces questions en s’appuyant sur notre médiation. Lors d’une rencontre avec un parent en présence de son enfant, celui-ci confie que pour lui la consommation de cannabis « n’est pas un délit », nous avons tenté d’ébaucher avec lui une réflexion autour du sens de la loi. Ces entretiens permettent de restaurer quelque peu la continuité entre l'interpellation et le stage alors que ceux-ci ont parfois lieu avec un grand écart temporel. Avant de procéder à l'inscription effective au stage et au paiement des frais de participation, nous décrivons précisément les différents modules ce qui permet aux parents d'appréhender les contenus du stage et au jeune de se figurer les deux jours à venir.

Ces échanges ont permis dès le départ du groupe une meilleure implication des stagiaires.

D’autre part, le vendredi après-midi une partie du temps était libéré pour recevoir les parents en groupe : compte tenu de leur absence récurrente, nous consacrons maintenant l’après-midi à une intervention animée par un collègue secouriste à la Croix-Rouge afin de réaliser une sensibilisation aux gestes de premiers secours. Cette intervention nous paraît pertinente à deux titres : d’une part permettre aux adolescents d’apprendre les gestes utiles en cas d’urgence, centré dans ce cas sur les dangers immédiats de l’abus de substances psycho-actives tel qu’un coma éthylique ou une chute. D’autre part, ce rapide cours de secourisme permet de s’adresser aux stagiaires non comme l’objet des préoccupations des adultes mais comme des personnes capables d’apporter un soutien à une personne en danger. Nous pouvons alors tenter d'élargir cet aspect et mener ensemble une réflexion autour des thèmes des dangers liés aux usages de substances psycho-actives. Ce changement de perspective est susceptible de ne pas solliciter le discours défensif habituel des adolescents à l'égard d'adultes manifestant leur anxiété face à leurs agissements.

Malgré une meilleure dynamique de groupe, l'équipe des Pôles Prévention a été confrontée à une difficulté propre à ces groupes et à laquelle il semble difficile d'apporter une réponse satisfaisante. Les temps d'échanges entre les animateurs du stage et les jeunes accueillis furent l'occasion pour l'un d'entre eux d'évoquer des comportements particulièrement alarmants (ivresses excessives, mise en danger de soi, auto-agressivité) qui nécessiteraient une prise en charge individuelle. Bien que nous ayons tenté de profiter de temps d'échanges individuels avec ce jeune homme, et malgré nos propositions d'un suivi hors du cadre judiciaire, nous n'avons pas pu susciter son adhésion à l'idée de se rencontrer à nouveau. Cette situation est problématique car si les stages organisent la rencontre entre les jeunes et les acteurs de la prévention et du soin, elle ne permet pas que celle-ci débouche sur une prise en charge des adolescents les plus « en risque » de s'engager dans des consommations problématiques ou des comportements dommageables. Les raisons de ces difficultés à transformer la contrainte judiciaire en prise en charge individuelle semblent les mêmes que pour les personnes majeures (accueil groupal, cadre judiciaire-cf la partie qui leur est dédiée), à celles-ci peuvent s'ajouter une dynamique de groupe propre à un groupe d'adolescents spontanément unis face aux adultes. S'extraire du groupe, s'en singulariser pour admettre et aborder ses difficultés semble particulièrement difficile.

 Les bénéfices de ces interventions en groupe, dans le cadre des stages de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants auprès d'adolescents interpellés pour usage de cannabis, nous semblent discutables. D'une part il s'écoule un temps important entre les faits à l'origine de leur participation au stage et ainsi plus d'un tiers des jeunes accueillis étaient majeurs lors du stage. Il paraît particulièrement difficile pour les adolescents de s'impliquer dans une mesure si décalée dans le temps. Par ailleurs l'animation peut se heurter aux défenses groupales propres à l'adolescence (opposition, inquiétude du regard des pairs...).

D'autre part ces stages ne permettent pas de créer un lien entre les membres de l'équipe du Pôle Prévention et les jeunes participant à cette mesure qui autoriserait son évolution vers une prise en charge individuelle des adolescents les plus fragiles. L'absence de réponse satisfaisante face à des adolescents dont nous percevons la menace d'aggravation des comportements à risque est préoccupante. A ce titre ces stages ne nous semblent pas adaptés au public reçu.

4.2.3 La Protection Judiciaire de la Jeunesse

Le Service Territorial Educatif de Milieu Ouvert (ex Centre d’Action Educatif) a sollicité notre participation au Stage de Formation Civique. Ce stage est, comme les stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants une réponse judiciaire qui vise à rappeler aux mineurs les obligations résultant de la loi ainsi qu’à leur faire prendre conscience de leur responsabilité civile et pénale et des devoirs qu’implique la vie en société. Les éducateurs pensaient qu’il était opportun que nous animions un module sur les produits stupéfiants. En effet, ils avaient fait le constat que beaucoup d’actes d’incivilités se déroulaient sous effet de produits.

Nous avons reçu au Fusain Ailé 10 jeunes accompagnés d’éducateurs. L’animation s’est réalisée autour du thème de la fête : quels sont les éléments d’une fête réussie et quels sont les comportements qui peuvent représenter un danger ? Les échangent furent riches et l’un des adolescents a souligné l’importance du rôle des adultes. Ce jeune homme nous a expliqué que les adultes étaient responsables et qu’ils posaient les limites.

5           LES ACTIVITES A L’EXTERIEUR DU SERVICE 

5.1   La communauté éducative

-          Le collège de Froissy a sollicité à nouveau l’équipe du Fusain Ailé pour intervenir auprès des classes de quatrième. Contrairement aux années précédentes, la demande de l’établissement s’est centrée sur la problématique alcool. Préalablement à notre venue, les élèves ont assisté à une représentation du théâtre interactif du « chaos » ainsi qu’à l’intervention de la BPDJ. En compagnie de 75 élèves nous avons pu faire le bilan de ces actions et échanger sur les prises de risques liées à ce type de consommation. 

-          L’équipe du pôle prévention a participé à un mini forum des métiers et de la santé au lycée d’enseignement général et technologique agricole de l’Oise (Beauvais). Cette matinée a été organisée par l’association des élèves et des apprentis de l’établissement. Nous avons abordé sous forme de débat la question des risques engendrés par l’usage de cannabis. 150 jeunes ont participé à ces échanges. 

5.2 Le Conseil Général

-          Par l’intermédiaire de l’infirmière, le Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille a contacté le Fusain Ailé afin de réitérer les actions menées en 2008 (cf rapport activité 2008). Une seule rencontre a pu s’organiser autour du thème de l’alimentation. Cette réunion s’est déroulée pendant la période des vacances, deux jeunes filles seulement étaient présentes

-          L’équipe du pôle prévention rencontre régulièrement l’équipe de la Maison Des Adolescents afin de développer les collaborations de travail.

5.3 La Communauté d’Agglomération du Beauvaisis

Intervention auprès des maires de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis

Monsieur BRAQUART,  Vice-Président de la communauté de Communes de l’Agglomération du Beauvaisis est à l’initiative de ces rencontres. 18 communes étaient représentées sur les 31 qui composent la Communauté.

Les maires sont d’une part souvent interpellés par des administrés et/ou des familles en prise avec des soucis éducatifs concernant leur enfant et d’autre part fréquemment sollicités par les habitants qui constatent des dégradations commises dans des lieux publics ou monuments, ce qui génère un sentiment d’insécurité. Les maires et les conseillers municipaux se disent démunis lorsqu’ils découvrent que ces actes d’incivilité sont perpétrés par des auteurs en grande difficulté qui auraient un besoin manifeste de rencontrer des interlocuteurs susceptibles de leur venir en aide.

C’est dans ce contexte que notre intervention a permis aux participants de prendre connaissance des ressources locales en prévision d’orientations.

Calendrier des rencontres :

-         le 21/09/2010 mairie de BONLIER. 7 communes étaient représentées.

-         le 30/09/2010 mairie de BERNEUIL en BRAY. 7communes étaient représentées.

-         le 6/10/2010 mairie du MONT SAINT ADRIEN. 4 communes étaient représentées

5.4 La ville de Beauvais

La municipalité de Beauvais a organisé pour la première fois cette année « la nuit du bac ».

Cette manifestation s’est déroulée le 6 juillet 2010 sur la place Jeanne HACHETTE. Différents services de notre association ont été pour l’occasion sollicités dont, l’équipe du pôle prévention le Fusain Ailé.

6         LES ACTIONS DE PREVENTION

Dates

Type de partenaire

Intitulé de l’action

Nombre de participants

Janvier

AFTAM

Préparation intervention

1 formatrice

Janvier

Education Nationale

Préparation projet collège Chambly

1 directeur adjoint

Février

Education nationale

Forum santé

150 élèves

Février

Conseil Général

Rencontre équipe MDA

 

Février

AFTAM

La prise en charge psycho-éducative

7 participants

Février

AFTAM

Bilan

1 formatrice

Mars

Education Nationale

Préparation intervention collège Froissy

3 participants

Mars

Education nationale

Collège Froissy

43 élèves

Mars

Education Nationale

Préparation projet  collège Chambly

1 directeur adjoint

Mars

Education Nationale

Préparation intervention P. Langevin

3 participants

Mars

Conseil Général

CDEF préparation intervention

1 infirmière

Avril

ADSEAO Réparation pénale

Bilan des suivis

 

Avril

Education nationale

Collège Froissy

43 élèves

Avril

Conseil Général

Rencontre équipe MDA

 

Avril

Réseau prévention Beauvais

Projet IFEP

2 participants

Mai

IFEP

Echanges « groupe parents »

 

Mai

Réseau prévention Beauvais

Projet IFEP

 

Mai

Education Nationale

Intervention collège Frossy

43 élèves

Mai

IFEP destins de femmes

Echanges « groupe parents »

 

Mai

Conseil Général

CDEF préparation intervention

Equipe éducative et infirmière

Juin

Centre de rééducation

Préparation projet CR le Belloy

5 personnes

Juin

IFEP

Préparation projet « déscolarisation »

 

Juin

Ecume du jour

Rallye santé

7 participants

Juillet

CAE

Réflexion/participation Fusain stages citoyenneté

6 participants

Juillet

SPIP

Présentation du service. Comment collaborer

7 participants

Juillet

Ville de Beauvais

« Nuit du bac »

 

Septembre

Lycée Langevin

Préparation intervention

3 participants

Septembre

Conseil Général

CDEF Préparation intervention

1 infirmière

Octobre

PJJ

Intervention stage citoyenneté

10 jeunes et 5 éducateurs

Octobre

Conseil Général

CDEF intervention

3 participants

Novembre

Collège de Froissy

Bilan. Préparation actions 2011

7 participants

Décembre

Lycée Jeanne Hachette

Echanges

4 participants

7         RESEAU PREVENTION TOXICOMANIE DU BEAUVAISIS

 Bilan d’activité

10 mars-31 décembre 2010 

Quand, comment être utiles aux adolescents et jeunes adultes-et à leur entourage parfois- chacun là où nous sommes ?

Continuant à se saisir de cette question transversale, le Réseau a poursuivi ses travaux avec des professionnels issus de structures du champ social, sanitaire, éducatif, judiciaire et de la communauté éducative de l’Education Nationale.

Une première rencontre du groupe d’appui aux professionnels a eu lieu le 11 mars. Nous y avons accueilli la nouvelle infirmière territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ).

Le chef de travaux sanitaire et social du Lycée d’Enseignement Professionnel et Technologique St Vincent de Paul a manifesté son souhait de poursuivre le projet engagé depuis 2008 avec le groupe de soutien au montage de projets de prévention. Destinée aux 50 adultes de la communauté éducative et intitulée «  Regards portés sur les élèves » la première  phase de ce projet s’est déroulée en 2009 avec le concours du Réseau. La seconde phase concerne l’ensemble des élèves de l’établissement soit 400 lycéens. La question des comportements à risques y est resituée dans le champ plus vaste du « Comment faire du lycée un lieu de vie pour les élèves ».

Ce même groupe de soutien au montage de projets de prévention  a été sollicité par des éducateurs de l’IFEP (Association Insertion Formation Education Prévention-Etablissement de l’Oise) sur un projet intitulé  « Construction d’un projet éducatif concernant des jeunes exclus temporairement des établissements scolaires ». Ce projet a été élaboré pour les collégiens de quatre collèges de la ville de Beauvais. Le groupe est investi par les professionnels comme un réel lieu de réflexion.

La « culture » du Réseau, nous a amenés à repenser de façon communautaire le recueil, le traitement et l’offre de réponses, aux questions posées en 2009 par les professionnels au devant desquels nous étions allés. Relatives à l’acquisition ou l’affinement de connaissances sur les addictions, leur prévention, les différentes modalités d’articulation avec les services d’écoute et de soin, elles avaient fait l’objet d’une ébauche de mise en forme, demeurée en l’état. L’intérêt des acteurs de terrain pour une création commune, à partir de leur pratique quotidienne, mais aussi ouverte à d’autres approches cliniques est très encourageant.                                     

7.1 Groupe d’appui aux professionnels

Le groupe est composé de professionnels de l’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie), de l’IFEP, du Pôle Prévention du SATO-Picardie (Service d’Aide aux Toxicomanes), de la PJJ et de la coordinatrice du Réseau.

-          11mars : Première réunion du groupe et présentation de la nouvelle infirmière territoriale  par le directeur territorial adjoint de la PJJ.

-          30 mars : Deuxième  réunion au Fusain Ailé (Pôle Prévention du SATO-Picardie)

-          avril, 4 mai, 15 juillet, 21 juillet, 22 juillet, 23 septembre, 24 septembre ,12 octobre et 21 novembre : Rencontres entre la coordinatrice du Réseau et chacun des professionnels du groupe, à la DTPJJ ou au Fusain Ailé, pour bilan, perspectives et compte-rendu des réunions auxquelles ils n’ont pu participer.

7.2 Groupe de soutien au montage de projets de prévention

                 Le groupe est composé de professionnels de l’ANPAA, de l’IFEP, du Pôle Prévention du SATO-Picardie, de la PJJ, du chef de projet du Service Prévention de la Délinquance de la Ville de Beauvais, de la coordinatrice du Réseau et d’autres professionnels susceptibles d’apporter leurs compétences spécifiques au projet envisagé.

Projet St Vincent de Paul

 -         11 mars : Rencontre entre le chef de travaux et la coordinatrice du Réseau au Fusain Ailé.

-         4 mai : Idem au lycée St Vincent de Paul avec une visite de l’établissement.

-         17 juin :  8 personnes. Réunion du groupe au Fusain Ailé.

-         7 juillet : Rencontre entre le chef de travaux et la coordinatrice du Réseau au Fusain Ailé.

-         14 septembre : 12 personnes. Réunion du groupe au Fusain Ailé.  

-         22 octobre : 9 personnes. Réunion du groupe au Fusain Ailé.

-         18 novembre : Rencontre entre le chef de travaux et la coordinatrice du Réseau au lycée.

-         23 novembre : 8 personnes. Réunion du groupe au Fusain Ailé.

Projet IFEP  

-         27 avril : 12 personnes. Réunion du groupe au Fusain Ailé.   

-         11 mai : Idem.

-         25 mai : Idem.

-         17 juin : Rencontre entre un éducateur de l’IFEP et la coordinatrice du Réseau au Fusain Ailé.

-         22 juin  matin : 11 personnes. Réunion du groupe au Fusain Ailé, présentation au groupe de la coordinatrice de ce projet, choisie au sein de l’équipe de l’IFEP.

-         22 juin après-midi : 30 personnes. Participation de la coordinatrice du Réseau à la seconde réunion pluri-partenaires, organisée par l’IFEP à la Maison de la Jeunesse et des Associations (ville de Beauvais).

-         17 août : Rencontre de la coordinatrice de l’IFEP,  à sa demande, avec  la coordinatrice du Réseau,  au Fusain Ailé.

7.3 Préparation d’échanges/débats autour des addictions à l’usage des professionnels

De juin à décembre

Reprise des projets en suspens : concertation d’une part avec une éducatrice et la chef de service du Service Socio-Educatif de Contrôle Judiciaire de l’ADARS (Association Départementale d’Accueil et de Réinsertion Sociale) et d’autre part avec une éducatrice, la psychologue et le chef de service du SAMSAH (Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés) de l’ADAPEI  60.  

Enfin, des séances de travail régulières entre la coordinatrice du Réseau et le chef de projet du Service Prévention de la Délinquance de la Ville de Beauvais participent elles aussi de la dynamique du Réseau et de son inscription dans le territoire. 

7.4 Rendre possible des perspectives…..

Pour qu’un réseau demeure un organisme vivant, il faut en prendre soin, le nourrir et porter attention à ce qui l’environne et interagit avec lui. Nous pourrions décrire de cette manière métaphorique, une grande part de notre fonction d’animation et de coordination. Chemin faisant, le Réseau rassemble, assemble,  partage, des pratiques professionnelles et bénévoles, une diversité des approches, des analyses et de la mise en œuvre des actions qui en découlent. Ne serait-ce pas ainsi qu’un esprit de recherche se maintient en éveil ?

Elisabeth KALBFLEISCH, Coordinatrice du réseau