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CSAPA AMBULATOIRE COMPIEGNE

MEMBRES DE L’EQUIPE

-         M Jocelyn LIBRIN-Chef de Service (0,5 ETP).

-         Mme Martine BRUYER-Assistante Sociale (0,25 ETP).

-         Mme Laurence BONVALET-Infirmière (0,5 ETP).

-         M Pascal HACHET-Psychologue (0,5 ETP).

-         Mme Béatrice KOPERSKI-Pharmacienne  (0,07 ETP).

-         Mme Adeline LEGRAN-Educatrice Spécialisée (1 ETP).

-         M Pascal  ROSIER-Educateur  Spécialisé (1 ETP).

-         Mme Cécile  DESSEQUELLES-Infirmière (0,5 ETP). 

-         Mme Christine  VASSEUR-Médecin (0,5 ETP). 

Stagiaires

-         Mlle Catherine Le FOLL-Stagiaire éducatrice spécialisée CFPES Aubervilliers.

-         Mlle Clara GUERIN-Stagiaire infirmière IFSI Compiègne.

-         Mlle Emmanuelle LEVY-Stagiaire IFSI Compiègne.

-         Mlle Steffy PARENT-Stagiaire IFSI Compiègne.

-         Mlle Camille PACQUE-Stagiaire IFSI Compiègne.

-         Mlle Agathe JOB-Stagiaire IFSI Compiègne.

-         Mlle Virginie ROUSETTE-Stagiaire IFSI Compiègne.

-         Mlle Pauline BECU-Stagiaire IFSI Compiègne.

-         Mlle Célia  KINLOCH-Formation psychologue. Paris 8.

 

FILE ACTIVE GLOBALE DU CSAPA DE COMPIEGNE

Ce premier tableau offre une vue d’ensemble de l’activité menée par l’équipe du Centre de Soin d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie de Compiègne.

 Dans la suite du rapport d’activité une présentation détaillée permettra grâce aux données chiffrées présentées sur les trois dernières années, une lecture comparative accompagnée pour chacune des missions (Soin/Prévention) d’une analyse clinique et critique indiquant les observations les plus marquantes de l’année 2010.

 

2008

2009*

2010*

File active centre de soins

389

460

311

File active pôle prévention

45

-

128

File active globale

434

460

439

Nombre d’actes centre de soins

11252

10994

11228

Nombre d’actes pôle prévention

224

-

-

Total des actes

11476

10994

11228

 * Les statistiques de l’activité soin et de l’activité prévention sont pour ce qui concerne les actes confondues.

LE CSAPA DE COMPIEGNE

 INTRODUCTION

  1. 1.      ACTIVITE CLINIQUE DU CSAPA

1.1 Tableau comparatif des files actives

1.2 Les actes honorés

1.3 Répartition par sexe

1.4 Tranches d’âge

1.5 Moyenne d’âge

1.6 Origine géographique

1.7 Statut matrimonial

1.8 Nombre d’enfants à charge

1.9 Logement

1.10 Situation professionnelle

1.11 Origine principale des ressources

1.12 Origine de la demande de consultation

1.13 Couverture sociale

1.14 Etat de santé des patients

1.15 Les sevrages

1.16 Traitements de substitution aux opiacés

1.16.1 Méthadone

1.16.2 Buprénorphine

1.17 Tranches d’âge début toxicomanie

1.18 Répartition des patients suivant les produits les plus dommageables

1.19 Evaluation du risque d’usage par rapport au produit N°1

1.20 Voie intraveineuse

1.21 Modalité de consommation

1.22 Justice

1.23 Les orientations préconisées par l’équipe

1.24 Réduction des risques au centre de soins

  1. 2.      REFLEXIONS CLINIQUES

2.1 Les possibilités de prise en charge des héroïnomanes incarcérés

(Pascal HACHET. Psychologue)

2.2 La prise en charge des héroïnomanes schizophrènes

(Pascal HACHET. Psychologue) 

INTRODUCTION

Le CSAPA propose des soins ambulatoires personnalisés aux personnes dépendantes à un ou plusieurs produits stupéfiants. Nous nous efforçons, en particulier, de favoriser l’accès des héroïnomanes à un traitement de substitution (Subutex et, surtout, Méthadone).

Si les consommateurs d’opiacés sont majoritaires dans notre file active, il n’est pas rare que ces personnes soient également dépendantes de l’alcool. Cette réalité est particulièrement difficile à gérer lorsqu’elle concerne un groupe d’usagers poly-dépendants très marginalisés qui fréquentent régulièrement le lieu d’accueil. Elle se traduit régulièrement par des comportements de provocation, voire de violence, de la part de certains usagers. Concrètement, ces personnes se présentent en état d’ivresse, amènent des animaux et tentent de « squatter », en petits groupes, les parties communes de l’immeuble où nos locaux sont situés. Ces usagers semblent s’auto-stimuler pour transgresser les limites du cadre soignant et se déresponsabiliser par rapport à leur propre prise en charge. Ce problème récurrent est une source de découragement au sein de notre équipe et suscite une franche hostilité des autres organismes et associations qui siègent dans l’immeuble. Nous répondons à cette situation par des convocations à l’initiative du chef de service qui tente de recadrer ces comportements intempestifs et, le cas échéant, décide d’exclure ces personnes du CSAPA de façon temporaire. La réorientation à caractère « disciplinaire » de ces usagers est délicate lorsqu’ils bénéficient d’un traitement de substitution : nous hésitons à adresser à un pharmacien, pour une prise de méthadone en officine, des personnes instables et facilement querelleuses.

Sur le plan statistique, la file active du CSAPA est comparable à celle de l’année  dernière. Dans le détail, les initialisations à un traitement méthadone ont gardé le même « rythme de croisière » : elles demeurent nombreuses. Malgré l’abondance des candidatures, nous sommes toujours en mesure de fixer dès le premier contact une ou plusieurs dates pour les entretiens d’évaluation préalables à une mise effective sous traitement. Il en est de même pour les usagers qui demandent un soutien psycho-éducatif, dans le cadre ou non d’une initialisation à la méthadone. D’une façon générale, nous veillons à ne pas laisser en souffrance les personnes qui sollicitent notre service.

Nous poursuivons un partenariat important avec :

- Les professionnels de la commune qui œuvrent dans les champs de l’hébergement social et de l’insertion professionnelle.

- Les CSAPA avec hébergement: communautés thérapeutiques, centres de postcure et appartements thérapeutiques relais, pour les usagers dont les difficultés appellent des réponses institutionnelles plus « contenantes ».

- L’administration pénitentiaire et les services de justice. Un éducateur et le psychologue de notre équipe continuent à assurer des entretiens auprès des personnes dépendantes incarcérées à la Maison d’Arrêt de Compiègne. L’accent est mis sur la préparation à la sortie et sur la prévention de la rechute  Par ailleurs, des réunions de synthèse quasi-mensuelles ont lieu avec l’équipe du SPIP ; une psychologue du CCAA : les situations cliniques évoquées, dans le respect du « secret technique partagé », concernent aussi bien des personnes incarcérées que sous mesure d’obligation de soins ou de liberté surveillée (semi-liberté, contrôle judiciaire, port d’un bracelet électronique).

Au sein de notre structure, nous nous efforçons d’offrir des espaces de parole collectifs aux usagers pour les associer à l’organisation et à la dynamique de leur prise en charge. Cet effort peine à porter ses fruits. De nombreuses personnes sont intéressées a priori, mais dans les faits peu se présentent aux réunions que nous programmons avec elles. Nous nous heurtons à la même désaffection lorsque nous les incitons à participer aux séances de yoga que nous organisons (une fois par semaine) depuis plusieurs années : tous sont partants, peu se présentent pour l’activité. Nous faisons le même constat au sujet des bilans de santé qui ont lieu au CPES de Creil, bien que les usagers bénéficient d’un accompagnement par un éducateur ou une infirmière du service.

Le renouvellement particulièrement rapide de notre file active et l’implication forte de l’équipe dans les tâches quotidiennes ne nous a pas permis de respecter le calendrier des bilans de suivi que nous avions mis en place l’année dernière.

Nous avons cette année accueilli de nombreux jeunes fumeurs de cannabis orientés par la justice. Cet adressage est en nette augmentation et résulte de la recrudescence locale des interpellations pour usage et détention de cannabis. Les stages de sensibilisation aux dangers des produits stupéfiants que nous serons amenés à mettre en place sous l’impulsion du TGI de Compiègne feront que notre équipe disposera d’un nouvel outil clinique vis-à-vis des jeunes fumeurs de « joints ».

Nous nous sommes fixés les objectifs suivants pour 2011 :

-          Impliquer avec efficacité les usagers dans les activités adjacentes aux soins que nous proposons, à participer activement aux activités du centre de soin.

-          Renforcer nos liens de travail avec les médecins généralistes et les pharmaciens, afin de faciliter les orientations de patients sous traitement de substitution en médecine de ville et dont le traitement est délivré en officine.

-          Mettre en place des réunions régulières avec les usagers afin de mieux cerner les problèmes.

-          Faire participer les usagers qui ont des connaissances dans un domaine spécifique afin d’en faire profiter les autres.

  1. 1.      ACTIVITE CLINIQUE DU CSAPA

1.1 Tableau comparatif des files actives 

 

2008

2009

2010

File active usagers* 

355

423

404

Nombre de patients vu au moins une fois 

355

423

404

- dont nombre de patients vu une seule fois

65

63

43

- dont nombre nouveaux usagers

207

226

165

File active entourage 

34

37

35

- dont nombre nouvelles personnes

28

31

33

Total file active

389

460

439

* dont 48  personnes rencontrées en incarcération.

Nous observons une baisse sensible de la file  active. L’absence d’un membre de l’équipe durant tout le mois de décembre explique en partie ce fléchissement. Par rapport aux deux dernières années, nous constatons une diminution du nombre de nouveaux usagers. Concernant les proches nous n’enregistrons pas de changement majeur. La file active entourage reste stable. Son taux de renouvellement est de 94%.

1.2 Les actes honorés

 

2008

2009

2010

Actes médicaux

746

1495

1370

Actes infirmiers (tous confondus)

6657

5480

5613

Actes psychologiques

414

336

362

Actes sociaux-éducatifs***

1405

1514

1786

Actes réalisés en incarcération****

120

163

184

Actes-accueil*

1858

1950

1843

Actes réalisés auprès de l’entourage**

49

56

70

Total des actes

11252

10994

11228

* Les actes-accueil comptabilisent les passages quotidiens des personnes reçues au service et accueillies par les différents membres de l’équipe (usagers, patients réguliers, accompagnateurs, entourage/famille, etc.).

** Il s’agit de comptabiliser les entretiens réalisés auprès de l’entourage (parents, conjoints, enfants, etc.).

*** Dont 144 actes pour assistante sociale pour 54 usagers.

**** Réalisés par un éducateur et le psychologue du service

Le total des actes est très stable, mais révèle quelques disparités qui appellent des commentaires :

-         Les actes médicaux et infirmiers, ainsi que les actes-accueils (moins chronophages), sont en diminution.

-         En revanche, les actes psychologiques et socio-éducatifs sont en progression.

-         Malgré la petite baisse de la file active entourage, le nombre d’actes correspondants est plus élevé que l’année précédente, indice d’un meilleur taux de rétention.

-         La même analyse s’applique à la population carcérale : notre équipe y a rencontré moins de personnes, mais a, en revanche, réalisé davantage d’actes. Cette progression n’est pas étrangère à la qualité de nos liens de travail avec l’UCSA, le CCAA et le SPIP. Par ailleurs, les demandes de rencontre de personnes mises sous mandat de dépôt ou pour des peines de courtes durées sont de plus en plus fréquentes.

1.3 Répartition par sexe

 

2008

2009

2010

Femmes

75

68

58

Hommes

280

355

346

Total

355

423

404

Le pourcentage des femmes est en diminution sur trois années consécutives : il s’établit à 14% en 2010 contre 16% en 2009 et 21% en 2008.

1.4 Tranches d’âge

 

2008

2009

2010

Moins de 18 ans

2

5

7

18-24 ans

81

120

94

25-29 ans

91

105

103

30-39 ans

136

137

148

40-49 ans

40

45

47

50-59 ans

5

6

4

60 et plus

1

Le nombre d’usagers mineurs est en nette augmentation : il s’agit pour l’essentiel de fumeurs de cannabis reçus en entretien psycho-éducatif et dans une optique préventive. Le nombre d’usagers âgés de moins de 24 ans est en nette diminution. Enfin, le nombre d’usagers de plus de 30 ans et de plus de 40 ans continue de progresser.

1.5 Moyenne d’âge

 

2008

2009

2010

Femmes

30

30

30,3

Hommes

31

30

31,1

Générale

30,5

30

31

La stabilité de ces moyennes recouvre, comme l’indique le tableau précédent, des disparités au niveau des tranches d’âge.

1.6 Origine géographique 

 

2008

2009

2010

Originaires de la région

345

417

394

Originaires du département

343

409

385

Originaires de la ville d’implantation du service

160

150

147

En provenance d’autres régions

8

3

7

Non renseigné

36

3

3

Notre service continue à « capter » des usagers qui résident essentiellement dans le Nord-Est de l’Oise.

1.7 Statut matrimonial

 

2008

2009

2010

Célibataire

228

261

244

Union libre

81

109

106

Marié

11

22

17

Séparé

22

14

16

Divorcé

2

5

11

Veuf (e)

0

0

0

Non renseigné

11

12

10

Les deux tiers de nos usagers sont célibataires. Le nombre important de personnes vivant en union libre n’est pas forcément un signe de stabilité, de nombreux usagers faisant état de relations courtes ou chaotiques (« coup de foudre » en « feu de paille », succession d’unions-séparations avec un même partenaire ou encore « ménages à trois »). Enfin, le nombre d’usagers divorcés est en augmentation. Notons que la présence d’enfants, comme on l’observe d’ailleurs à l’échelle de la population générale, ne constitue pas un « ciment » conjugal efficace.

1.8 Nombre d’enfants

 

A charge

Non à charge

Un

56

14

Deux

32

8

Trois

9

1

Quatre et plus

3

0

Non renseigné

1

0

Nonobstant la prévalence des situations monoparentales ou conflictuelles, plus des ¾ des usagers avec enfants élèvent eux-mêmes ces derniers. Cette réalité balaie le préjugé social qui attribue aux personnes toxicomanes de faibles compétences parentales…

1.9 Logement

 

2008

2009

2010

Indépendant

114

133

122

Stable en famille

140

172

160

Provisoire ou précaire

62

66

64

SDF

9

10

12

Etablissement pénitentiaire

27

37

39

Non renseigné

3

5

7

Les difficultés croissantes en terme d’habitat rencontrées par la population générale (stagnation des revenus, précarisation du statut de l’emploi, extension du chômage et spéculation immobilière) sont peu lisibles, en terme de statistiques, au niveau de nos usagers.

1.10 Situation professionnelle

 

2008

2009

2010

Ont un emploi

144

181

159

- dont CDI

62

89

70

- dont CDD ou stage rémunéré

78

88

86

- dont travailleur indépendant

4

4

3

Si les conditions d’hébergement de nos usagers connaissent, comme nous l’avons vu, peu de variations sur trois ans, leur situation professionnelle est en nette dégradation pour 2010 : diminution du nombre de personnes qui ont un emploi, doublée d’une diminution du pourcentage de personnes qui bénéficient d’un emploi stable.

1.11 Origine principale des ressources 

 

2008

2009

2010

Revenus de l’emploi (y compris retraite, pension invalidité)

139

181

151

Assedic

53

71

66

RMI/RSA

34

47

61

AAH

14

15

18

Autres prestations sociales

19

16

12

Ressources provenant d’un tiers

20

25

21

Autres ressources (y compris sans revenu)

54

61

60

Non renseigné

22

7

15

1.12 Origine de la demande de consultation 

 

2008

2009

2010

Initiative du patient ou des proches

205

210

208

Médecin de ville

31

33

22

Structures spécialisées (CCAA, CSST, autres.)

12

8

13

Equipe de liaison

8

5

10

Autre hôpital, autre sanitaire

0

1

0

Institutions et services sociaux

3

6

8

Justice obligation de soins

67

116

115

Justice injonction thérapeutique

0

5

5

Autre mesure administrative ou judiciaire

18

26

14

Milieu scolaire/universitaire

0

6

1

Autre

5

7

3

Non renseigné

6

0

5

51% des usagers se présentent au service de leur propre initiative et/ou accompagnés par des proches.  

28% sont orientés par les services de la justice. Ce partenariat est la première source d’indication issue de l’environnement professionnel. Cette collaboration est aujourd’hui bien rodée. Les 20% des autres adressages proviennent du secteur sanitaire : les médecins de ville, l’équipe ELSA de l’hôpital et les services spécialisés.

Nous accueillons peu d’usagers indiqués par l’Education Nationale, le secteur associatif, etc. Nous devons améliorer nos contacts avec ces partenaires potentiels afin de leur préciser notre champ de compétence, nos missions ainsi que notre manière de prendre en charge ces problématiques.  

1.13 Couverture sociale

 

2008

2009

2010

Régime général et complémentaire

140

183

171

Régime général sans complémentaire

125

129

131

CMU avec complémentaire

72

85

95

CMU sans complémentaire

Sans couverture sociale

6

12

7

Non renseigné

12

14

0

1.14 Etat de santé des patients

 

2008

2009

2010

Taux de renseignement HIV

67%

52%

65%

Tests effectues

150

220

263

Séropositifs

4

4

3

 

 

 

 

Taux de renseignement VHC

67%

52%

64%

Tests effectués

148

220

259

Séropositifs

30

32

39

Nombre de patients sous traitement

nr

nr

nr

 

 

 

 

Taux de renseignement VHB

67%

48%

60%

Tests effectués

121

203

242

Nombre de vaccinations réalisées au centre

0

0

0

Séropositifs

9

11

6

 

 

 

 

Nombre de prélèvements sanguins réalisés au service

5

16

17

Nombre de patients orientés vers le CPES

7

3

3

Nombre actes « bobologie »

3

14

28

Nombre actes de distribution de traitement

4438

4377

4195

 

 

 

 

Nombre de patients présentant des comorbidités psychiatriques

32

27

36

Nombre de patients qui ont bénéficie antérieurement d’un suivi spécialisé

30

27

32

 

Par rapport à la file active globale, nous avons 263 tests effectués soit 65% de notre file active globale. Ce nombre correspond aux personnes sous traitement de substitution à l’héroïne (pour 192) ou qui ont effectué le test avant leur arrivée au SATO. Les 141 autres personnes dont la sérologie n’est pas renseignée correspond aux usagers qui utilisent les services psycho-éducatifs du SATO mais qui ne consultent pas le médecin, par exemple les suivis cannabis ou autres indications (jeux). Nous pouvons conclure que quasiment 100% de la file active en suivi médical est testée pour VIH VHC et VHB. Nous pouvons nous poser la question de la pertinence de proposer aux autres usagers (sans traitement de substitution) de faire ces tests. D’autre part, l’augmentation du chiffre de 40 personnes entre 2009 et 2010 est associée à l’augmentation de la file active. Nous constatons qu’en proposant le prélèvement au centre juste avant la distribution de la méthadone la prescription du dosage est plus rapidement réalisée.

Pour les consultations au CPES nous rencontrons des difficultés à motiver les usagers malgré nos demandes insistantes.

 Les actes de « bobologie » restent limités à de petites blessures au niveau des mains ou du visage et de quelques abcès conséquences des injections. Toutefois l’absence de salle de soins indépendante du lieu de distribution de méthadone ainsi que le peu de chevauchement du temps infirmier limitent cette activité que nous pourrions développer en particulier auprès des populations précarisées.

L’augmentation du nombre de patients qui présentent des comorbidités psychiatriques s’explique pour l’essentiel par une attention accrue portée sur ce point par l’équipe (en particulier le médecin, qui peut esquisser un diagnostic à partir d’une prescription préalable ou concomitante à une demande de traitement de substitution et le psychologue, qui procède de même par l’évaluation clinique des symptômes et des « mécanismes de défense du Moi » contre l’angoisse). Sur le fond, puisque l’addiction constitue une  stratégie de « survie » psychique, on peut inférer l’existence d’une comorbidité psychiatrique chez chaque toxicomane ! Plusieurs facteurs, parmi lesquels la puissance psychotrope des produits consommés, font que cette comorbidité est plus ou moins visible et peut rester masquée avec une étonnante « efficacité » pendant des années. Rappelons, par ailleurs, que l’on observe des comportements toxicomaniaques chez des sujets psychotiques, névrosés et pervers (en d’autres termes, l’ensemble du spectre nosographique). Précisons surtout que la « découverte » de sa souffrance par chaque patient et ses soignants est une « aventure » qui est vécue « au cas par cas » : un même comportement compulsif d’intoxication recouvre toutes les problématiques psychiques possibles.

1.15 Les sevrages

 

2008

2009

2010

Nombre de sevrages réalisés

11

7

6

- dont ambulatoire

0

0

0

  • buprénorphine

0

0

0

  • méthadone

0

0

0

  • alcool

0

0

0

  • benzodiazépine

0

0

0

  • héroïne

0

0

0

  • autres

0

0

0

- dont hospitaliers

11

7

6

  • buprénorphine

2

0

0

  • méthadone

2

0

0

  • alcool

0

0

2

  • benzodiazépine

0

0

0

  • héroïne

5

5

3

  • autres

2

2

1

1.16 Traitements de substitution aux opiacés

 

2008

2009

2010

Nombre de patients sous traitement dans la file active globale

153

158

192

- dont patients sous buprénorphine

19

10

11

- dont patients sous méthadone

134

148

181

Nombre de patients sous traitement suivis par le centre*

118

140

168

- dont patients sous buprénorphine

19

5

7

- dont patients sous méthadone

99

135

161

Nombre patients sous autres traitement à visée substitutive

0

0

0

* Hors file active suivie en incarcération

Déjà non négligeable, le nombre de personnes sous traitement de substitution a de nouveau connu une forte augmentation entre 2009 et 2010.

Certains usagers ont beaucoup de difficultés à assumer la régularité des passages requise en début de traitement.  Il faut souligner que certains retards ou absences sont liés au fait que l’usager exerce une activité professionnelle, même s’il s’agit souvent d’une mission d’intérim. Positive en soi, cette réalité contraint parfois notre équipe à envisager plus rapidement que prévu l’aménagement de la périodicité des venues au centre de ces personnes.

Le nombre des patients sous buprénorphine demeure faible et résulte d’une option clinique : ces personnes sont souvent réadressées en médecine de ville. Par contre, nous encourageons les patients sous buprénorphine qui font un mésusage de ce médicament (injection par voie intraveineuse et/ou polytoxicomanie) à bénéficier d’un traitement  méthadone dans notre centre. De manière plus globale, la quasi-totalité des demandes de traitement de substitution concerne la méthadone et est faite par des usagers d’opiacés qui « ont fait le tour » de la buprénorphine et possèdent une expérience - qu’ils décrivent comme plus protectrice contre le « manque » - de la méthadone « de rue ».

1.16.1 Méthadone

 

2008

2009

2010

Nombre de femmes

25

29

32

Nombre d’hommes

93

106

129

Nouveaux patients

-

35

53

Nombre d’initialisation réalisée par le service

45

44

52

Nombre de relais

-

9

27

Nombre de patients délivrés en pharmacie de ville

76

74

93

Nombre de patients suivis en médecine et pharmacie de ville

20

27

14

Nombre de patients délivrés sous forme gélules

0

16

66

Nombre de patients sortis du programme

-

34

15

-  dont devenus abstinents

-

0

0

-  dont, de leur propre initiative

-

31

14

- dont, &agra