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Phase 1 : Rénovation du château, de la serre et du pigeonnier de Flambermont
Cette phase doit se dérouler dans le cadre d’un partenariat avec l’association « Un château pour l’emploi ». Celle-ci se concrétisera en partie par la mise en œuvre d’un chantier d’insertion qui permettra d’effectuer une partie des travaux de rénovation dans le domaine de Flambermont. Les travaux de ce chantier qui devrait débuter en avril 2012 concerneront :
- La rénovation du palmarium
- La réparation de la toiture de l’abri champêtre
- La restauration du premier niveau de la façade ouest du château
- La remise en état de la marquise du château.
Phase 2 : Mettre en valeur le patrimoine tout en développant une activité économique susceptible de promouvoir un dispositif d’insertion novateur.
La création d’une entreprise d’insertion doit permettre de conjuguer diverses activités articulées autour d’un projet cohérent et lui permettre d’être viable économiquement. Celles-ci seront dans un premier temps essentiellement organisées autour des potentialisés offertes par le domaine de Flambermont, un domaine de 12 hectares doté de différents édifices architecturaux inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Pour permettre l’implantation et le développement de cette entreprise le SATO-Picardie mettra à disposition le Château, ses dépendances, le palmarium ainsi qu’une partie du domaine.
Les activités envisagées sont :
- L’utilisation de la serre dans un projet de production horticole,
- La production/vente de fruits et de légumes dans le cadre d’une AMAP,
- L’élevage de volailles et moutons,
- Une activité de pension pour chevaux,
- La création de chambres d’hôtes et d’un restaurant,
- L’organisation de manifestations culturelles (expos, concerts, théâtre),
- L’utilisation des lieux pour des prestations de type événementiel (séminaires, formations, repas type anniversaire, mariage…).
Cette initiative qui se veut novatrice repose sur un constat forgé à l’aulne d’une longue expérience accumulée par le SATO-Picardie : un certain nombre de personnes confrontées à de graves processus de marginalisation, parfois victimes d’addiction, conservent au terme d’une longue période de désinsertion des compétences ainsi que des capacités qui peuvent être remobilisées et mises en valeur dans un cadre communautaire.
Actuellement, notre association bénéficie de la mesure 423 dans le cadre du FSE afin de mener les études nécessaires à la faisabilité et à la mise en œuvre de ce projet. Une réflexion est également engagée pour définir le cadre juridique de cette future entreprise. Le statut des SCIC (Société Coopératives d’Intérêt Collectif) semblerait, à première vue, le mieux correspondre, ce afin de responsabiliser et de favoriser l’implication des bénéficiaires dans la dynamique de ce projet et, le cas échéant, d’y associer les partenaires tels que les collectivités locales.
Nous sommes convaincus que cette initiative contribuera de façon significative à la mise en valeur du patrimoine de l’agglomération et au développement de ses capacités touristiques tout en y associant une activité économique favorisant l’insertion des personnes en difficulté.