

télécharger le livret d'accueil de la CT de Flambermont
S’adresse à des personnes toxicomanes physiquement sevrées, désireuses de s’engager dans un processus de soins :
n Prise en charge en internat, centrée autour du groupe.
n Participation des résidents à la vie communautaire.
n Activités de groupe (sportive, culturelle, groupe de parole, relaxation, etc.).
n Préparation à l’insertion.
Cette structure accueille selon le principe de la libre adhésion, des hommes et femmes majeurs qui souffrent d’une dépendance lourde à des substances psychoactives licites et/ou illicites et qui manifestent le désir de s’orienter vers un choix d’abstinence. L’existence d’un traitement de substitution ne constitue pas en soi un obstacle à l’admission dans le processus thérapeutique, à condition que la réduction et si possible l’abandon de ce traitement soient l’un des objectifs majeurs du séjour. Certains résidants sont accueillis dans la structure grâce à une convention de placement extérieur à visée thérapeutique signée avec la Direction Régionale des Services Pénitentiaires. Le séjour peut être d’un an renouvelable une fois.
La procédure d’admission comprend l’ensemble des contacts entre la communauté et le résidant avant son éventuelle admission. Ces contacts sont de la responsabilité du chef de service ou du directeur. Le médecin de la structure participe à cette démarche, notamment pour envisager les possibilités d’un éventuel sevrage avant l’admission, prendre connaissance des éventuelles pathologies ainsi que des traitements médicamenteux en cours. L’admission se déroule exclusivement selon des modalités ayant recours à des échanges de courriers et des rendez-vous téléphoniques, ce, du fait de l’éloignement géographique de la plupart des demandeurs.
Les motifs éventuels pouvant conduire à un refus d’admission sont :
Une fois la décision d’admission prise, une date d’arrivée à la communauté est fixée. Les admissions sont préférentiellement organisées de façon à accueillir des groupes composés de trois ou quatre personnes.
Le dispositif institutionnel est fondé sur :
Description du dispositif :
Le séjour à la communauté commence par une période d’essai d’un mois au cours duquel est effectué un bilan médical et psychologique afin d’évaluer l’adéquation du projet à la problématique de la personne accueillie. Un groupe de parole spécifique réunit les nouveaux arrivants une fois par semaine ; il est animé par un psychologue. Ceux-ci participent à des chantiers sans responsabilité particulière. Ces activités sont en partie encadrées par des résidants plus anciens. Cette période est clôturée par un bilan sous la responsabilité du chef de service ou du directeur de l’établissement.
Ce dispositif institutionnel s’organise autour de trois phases :
Une phase d’intégration, d’une durée de deux mois, qui peut être prolongée, le cas échéant. Cette période a pour objectifs d’une part, une rupture avec le mode de vie antérieure et d’autre part, l’intégration au groupe et à la vie communautaire. Durant cette période, le résidant sera contraint de respecter certaines règles spécifiques :
Cette période permet également d’effectuer les bilans psychologique, médical, social, éducatif nécessaires à l’élaboration des objectifs du parcours thérapeutique du résidant. Un bilan sera effectué chaque mois sous la responsabilité du chef de service ou du directeur. Le Comité de résidants pourra, à cette occasion, émettre un avis.
Une phase de « maturation » pouvant s’échelonner sur une durée de trois à douze mois au cours de laquelle le résidant, petit à petit, pourra restaurer « l’estime de soi » et sa capacité à investir et à construire un projet de vie individuelle. Il doit apprendre à exister en tant qu’individu tout en participant harmonieusement à la vie du groupe. C’est au cours de cette période que le résidant sera autorisé à prendre un week-end toutes les trois semaines et qu’il augmentera ainsi ses capacités d’autonomie. Progressivement, au cours de son parcours, il pourra prendre différentes responsabilités au sein de la communauté. Cette phase est scandée par des bilans trimestriels qui permettent de réévaluer progressivement le projet individuel. Durant toute cette période, le résidant est tenu de participer :
Une phase « d’autonomisation et de préparation à la sortie », celle-ci d’une durée variable, doit permettre au résidant d’expérimenter et de soutenir le projet qu’il a élaboré tout au long des deux premières phases. Il pourra alors s’inscrire dans différentes options :
Les résidants inscrits dans cette dynamique bénéficieront d’un groupe de parole spécifique mais ils continueront néanmoins de participer à certaines réunions institutionnelles telles que le conseil de maison.
Il faut souligner que le trajet institutionnel n’est pas figé et ne répond pas à une nécessité de progression linéaire ; ainsi le parcours de chacun des résidants pourra être différent. Il sera, par exemple, possible en cas de difficultés ou de problèmes, de revenir pour un temps à l’une des phases antérieures ; ce type de décision sera pris dans le cadre d’un bilan et sera soumis à l’avis du conseil de maison.
Cette instance est constituée de résidants nécessairement engagés dans la deuxième ou troisième phase du cursus institutionnel.
Les conditions nécessaires pour participer à cette instance sont :
Cette instance se réunit à la fréquence souhaitée par ses membres mais en dehors des activités, des ateliers et des réunions programmées. Le comité de résidants a pour fonction d’instaurer un partenariat avec un groupe de résidants qui acceptent d’occuper une place singulière au sein de la communauté. Ce comité constitue une interface entre l’équipe éducative et l’ensemble des résidants, elle permet à ceux-ci d’exprimer des propositions, des remarques et des critiques qu’il serait sans doute difficile de formuler individuellement. Cette instance constitue également un outil important du projet thérapeutique de la communauté.